Bienvenue sur le site présentant l'histoire de la Turbie.

Ce site, présenté par un citoyen passionné par son village  a pour but de vous faire découvrir la richesse de son histoire et de son patrimoine, la beauté de son site et de son terroir, et la qualité de vie issue de ses traditions inscrites dans l'histoire locale.

Du mont Bataille au plateau de la Tête de Chien, dans la perspective du mont Agel, superbe et dominateur,  tout le territoire de La Turbie, surplombant la principauté de Monaco, se présente aux visiteurs tel un merveilleux balcon suspendu au-dessus de la principauté de Monaco et la vaste étendue marine

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Alors comme on le dit en turbiasque, "Buona visita !"

(restauration en 1991)

La chapelle Saint-Jean, située au coeur même du village de La Turbie, insérée dans le quadrilatère central et massif des anciennes demeures, avec son unique façade sur la place de même nom, remonte aux plus lointaines racines de la tradition religieuse de la Communauté turbiasque.

st_jean.jpgUn document des archives municipales du 28 octobre 1770 fait mention des «Gonfalone» - I Gonfaloni- de ce lieu réunis en leur oratoire de la chapelle Saint-Jean. Les confréries du Gonfalon ou de la Sainte-Croix, les Pénitents blancs, s’étant développées en Pays niçois au début du XVème siècle.

On peut penser que cet emplacement avait dû être affecté au culte dès l’édification des «domus» du bourg fortifié, le «castro Torbia», au XIIème siècle, par les Chefs de famille, qui le dédièrent suivant l’usage, à l’époque du passage des templiers vers l’Orient chrétien, à Saint Jean-Baptiste.

La chapelle, en son architecture actuelle, remonte à la rénovation de 1864, entreprise par le «conseil de fabrique», sous le second empire: l’autel avec son rétable de facture baroque, sont de 1709, année d’une réfection antérieure, le tableau peint par un anonyme du XVIIème siècle.

La confrérie locale des Pénitents blancs devait cesser ses activités et s’éteindre au cours des premières années du XXème siècle et la chapelle- propriété de la commune- délaissée, subissait alors, avec des affectations diverses, les outrages destructeurs du temps.

Il convient de rappeler, toutefois, que l’abbé Louis Matt, curé de la paroisse de 1935 à 1967, y fit quelques travaux, dont la précédente réfection de la toiture et y célébrait des offices durant l’hiver.

Ainsi cet édifice témoigne-t-il de la riche tradition religieuse de notre communauté et de la profondeur de nos racines.

Au moment présent où nos générations assistent à une complète et radicale transformation du paysage de notre terroir, à l’évidence, nous devons nous féliciter de cette restauration terminée en 1991 qui, à la fois, redonne animation et vie à la chapelle et sauvegarde cet élément de notre patrimoine historique.