Bienvenue sur le site présentant l'histoire de la Turbie.

Ce site, présenté par un citoyen passionné par son village  a pour but de vous faire découvrir la richesse de son histoire et de son patrimoine, la beauté de son site et de son terroir, et la qualité de vie issue de ses traditions inscrites dans l'histoire locale.

Du mont Bataille au plateau de la Tête de Chien, dans la perspective du mont Agel, superbe et dominateur,  tout le territoire de La Turbie, surplombant la principauté de Monaco, se présente aux visiteurs tel un merveilleux balcon suspendu au-dessus de la principauté de Monaco et la vaste étendue marine

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Alors comme on le dit en turbiasque, "Buona visita !"


Dédiée à Saint-Michel, ce monument est l’expression typique de l’art baroque religieux du XVIIIème siècle.
L’intention de construire cette nouvelle église par la communauté de La Turbie en utilisant les pierres du Trophée des romains, forteresse démantelée des ducs de Savoie, nous est rapportée par un document d’archives daté du 2 juin 1763. Deux raisons essentielles ont poussé en faveur de ce choix:

- d’une part, l’ancienne église paroissiale romane remontant à l’an 1200, se trouvait dans un déplorable état et presque inutilisable: « lo stato déplorabile in cui si trova la parocchia di questa comunautà che è in caso d’esser sospeza..;

- d’autre part, cette petite église était nettement séparée du village fortifié du XIIIème siècle et ceci était considéré comme bien incommode, surtout par temps de pluie ou de vent.

Aussi, la dépense nécessaire serait mieux utilisée en construisant une nouvelle église sur un site contigü au village: «la speza ora si ricchiederebbe per reparar detta chiesa parrochiale sarebbe meglio impiegarla nella construtione d’una nuova chiezza regione della Portetta...».

La décision prise, nos anciens eurent le bon sens de s’adjoindre les services de l’architecte renommé Antonio Spinelli, originaire du Tessin suisse, un des berceaux de cet art baroque.
La traduction de l’inscription figurant au frontispice nous résume l’histoire de la construction de l’édifice qui s’étala sur treize années de 1764 à 1777.
« Les habitants voulant réparer le vieux temple de Dieu en utilisant les ruines du Trophée d’Auguste, décidèrent de commencer ce saint et magnifique édifice le 9 juin de l’an 1764. Y contribuèrent le trésor public, les dons pieux, les soins assidus des moyennes classes et le concours incessant de tout le peuple; Ce grand travail enfin sortit de ses fondements et fut érigé le 27 septembre de l’an 1777, il fut béni et consacré selon le rite ecclésiastique et la population, l’esprit plein de piété et de joie, le dédia à son patron Michel Archange.»

A peine quelques années après, pendant la période de la Révolution française, un document du 11 pluviose An III, (30 janvier 1795), nous apprend que lors du passage de l’Armée d’Italie, le commissaire ordonnateur décida d’établir un dépôt d’évacuation dans l’église de cette commune.
Sous le Premier empire elle fut désignée sous le nom de succursale.
De nombreuses notes par la suite font état de travaux à effectuer car il semble que l’édifice se comporta fort mal aux intempéries. En 1969 on changea la toiture en totalité.
Les ennuis ne prirent pas fin pour autant et on peut dire que l’état de l’édifice allait en se dégradant. C’est à partir de 1936, sous l’impulsion du curé en charge, l’abbé Louis Matt, que des travaux sérieux de rénovation purent être menés à bien après le classement de l’église comme monument historique en 1938. (Arrêté du 21 janvier)

A peine quelques années après, pendant la période de la Révolution française, un document du 11 pluviose An III, (30 janvier 1795), nous apprend que lors du passage de l’Armée d’Italie, le commissaire ordonnateur décida d’établir un dépôt d’évacuation dans l’église de cette commune.

Sous le Premier empire elle fut désignée sous le nom de succursale.
De nombreuses notes par la suite font état de travaux à effectuer car il semble que l’édifice se comporta fort mal aux intempéries. En 1969 on changea la toiture en totalité.
Les ennuis ne prirent pas fin pour autant et on peut dire que l’état de l’édifice allait en se dégradant. C’est à partir de 1936, sous l’impulsion du curé en charge, l’abbé Louis Matt, que des travaux sérieux de rénovation purent être menés à bien après le classement de l’église comme monument historique en 1938. (Arrêté du 21 janvier)

Le plan de l’église est de forme ellipsoïdale avec un élégant clocher recouvert de tuiles vernissées polychromes. A l’intérieur on remarque la pureté des lignes et la richesse de décoration des 6 chapelles latérales, avec de nombreux tableaux et oeuvres d’art.
En voici la description:

  • La grande nef avec les tableaux:
    Côté gauche, copie du Saint-Michel de Raphaël du Louvre donnée par l’Empereur Napoléon III;
    Côté droit, Sainte Catherine d’Alexandrie d’un élève de Raphaël;
    En face de la chaire, sainte Madeleine de Van Loo (XVIIIème)
    Au dessus de la porte d’entrée, cadre bois doré avec toile représentant Saint Augustin.
  • Maître-Autel:
    Il provient de l’ancienne abbaye de Saint-Pons à Nice, dominé par un Christ en bois de cèdre. (XVIème siècle)
    Dans le choeur, deux beaux tryptique de 1621.
    Superbe table de communion en albâtre tiré d’une carrière locale à l’époque.

Chapelles latérales

  • Côté gauche Chapelle de la Piétà
    Primitif, copie de Bréa ( XVème)
    Saint Marc écrivant son Evangile attribué à Véronèse (XVIème)
    Tableau des saints protecteurs de La Turbie.
  • Chapelle de Saint-Joseph
    Toile d’un primitif (XVème)
    Christ descendu de Croix A.Cano (1641)
    Chasse reliquaire.
  • Chapelle Saint-Charles
    Tableau de Charles Borromée par Van Loo.
  • Côté droit Chapelle de la Vierge de Miséricorde
    Peinture sur bois du XVème siècle
    Sainte Dévote attribué à Ribéra
    Le sacre mystique de sainte Geneviève ( XVIIIème)
  • Chapelle de la Sainte Vierge
    Superbes bois dorés et ex-votos argentés
    Vierge à l’enfant attribué à Morillo (XVIIIème)
    Cadre de la flagellation de S. del Piombo (XVIIème)
    Sculpture en ébène polychrome de la Vierge (XVIIIème)
  • Chapelle des Ames du Purgatoire
    Sur l’autel beaux chandeliers
    Au dessus du baptistère: très ancien tabernacle de 1547.
    Tableau avec saint Odilon.

Le clocher comprend 4 cloches tournées vers les quatre direction, dont la cloche Santa Maria de 1774.